PAR NOTRE PROPRE ÉNERGIE

Historique de la démarche Par Notre PROPRE Énergie

À la fin des années 2000, le Québec a assisté à une hausse fulgurante du prix de l’essence à la pompe et a atteint des sommets inégalés. Cette augmentation soudaine du prix de l’essence a suscité un tollé sans précédent au sein de la population québécoise. C’est dans ce contexte que le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) a oeuvré, avec le soutien du ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC), à réduire la dépendance de la collectivité québécoise au pétrole.

Ce mouvement s’est amorcé en 2009 avec les Rendez-vous de l’énergie et a culminé avec le Forum québécois sur l’énergie en 2011. S’en est suivi la création de la démarche Par notre PROPRE énergie (PNPÉ) chapeautée par les 16 Conseils régionaux de l’environnement (CRE) représentant toutes les régions administratives québécoises (à l’exception du Nord-du-Québec). Ce projet fédérateur visait le passage de la conscientisation à l’action des acteurs régionaux québécois, dont ceux de Laval. Cette grande démarche est rendue possible grâce à la participation du gouvernement du Québec dans le cadre du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.

En 2012, par l’entremise de la démarche PNPÉ, le CRE de Laval a dressé le portrait énergétique de Laval. Ce document s’avère être la clé de voûte pour comprendre les enjeux régionaux de la consommation de pétrole.

Par la suite, en 2014, le CRE de Laval a coordonné une table de concertation lavalloise réunissant divers acteurs socio-économiques a été formée. L’objectif était alors d’élaborer un plan d’action pour la réduction de la consommation du pétrole adapté aux besoins et aux caractéristiques de Laval.

Suite à la production d’un portrait énergétique régional par le CRE de Laval en 2015, les acteurs de la région se sont rassemblés pour créer la Table de concertation lavalloise sur la réduction de la consommation de pétrole. Cette collaboration avec le CRE de Laval a permis de produire un plan d’action régional présentant les principales interventions devant être réalisées pour amorcer la réduction de la dépendance au pétrole. La démarche entière de PNPÉ a ensuite été synthétisée dans un rapport final qui a été quant à lui acheminé en février 2015 au RNCREQ et au MDDELCC.

Officiellement, deux ans après la remise du rapport final, le projet PNPÉ est relancé pour une période de trois ans grâce au soutien financier du MDDELCC. Le retour du projet PNPÉ en 2017 s’insère dans un contexte sensiblement différent de celui de 2009 : baisse et stabilité du prix de l’essence et hausse de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Pour ces raisons, PNPÉ se réoriente désormais vers les enjeux liés à la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), tout en ajoutant un volet axé sur l’adaptation aux changements climatiques. Malgré ce léger changement de cap, la continuité de PNPÉ s’appuie sur la démarche déjà entreprise lors des phases antérieures.

Relance de la Table de concertation lavalloise sur la réduction des émissions de GES et l’adaptation aux changements climatiques

La nouvelle Table de concertation lavalloise est composée d’une dizaine de représentants et représentantes d’organismes et d’institutions clés de la région. Elle a pour mission de créer un projet visant la réduction des émissions de GES  à Laval et de favoriser l’adaptation aux changements climatiques.

Concrètement, ses objectifs sont :

  • Objectif général : Faire avancer la réflexion, le dialogue et la mobilisation régionale et interrégionale autour d’enjeux sur les changements climatiques.
  • Objectif spécifique du projet : Développer et réaliser, dans chaque région, un projet régional ou interrégional visant la réduction des émissions de GES.

Forum lavallois sur la mobilité durable : solutions, freins et incitatifs 

Suite aux multiples rencontres de la Table de concertation lavalloise, il a été convenu que la meilleure stratégie à adopter pour réduire les émissions de GES sur notre territoire est de s’attaquer au principal émetteur de GES : le transport routier. Cela étant dit, afin de mettre en oeuvre cette grande démarche, le CRE de Laval, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’Industrie de Laval, a tenu un grand forum régional sur la thématique du transport intitulé Forum lavallois sur la mobilité durable : solutions, freins et incitatifs. Cet événement a lieu le 23 mars 2018 au Château Royal de Laval. 

Étude économique du RNCREQ

Dans le cadre de la démarche PNPÉ, le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) a dévoilé l’étude réalisée par Renaud Gignac, économiste-conseil, Vingt milliards de dollars de plus en six ans : les retombées économiques d’une réduction de la consommation de pétrole au Québec.

Faits saillants

Bénéfices sur la balance commerciale

L’étude montre qu’une approche modérée de réduction de la consommation de pétrole permettrait des bénéfices sur la balance commerciale de 2,3 G $ en 2015, lesquels augmenteraient progressivement pour atteindre 4,3 G $ en 2020. Pour les six années, ces bénéfices totaliseraient 19,7 G $.

PIB et emplois générés

Par ailleurs, le scénario modéré générerait 130 000 emplois annuels directs et indirects sur la même période. Ces emplois, répartis dans les divers secteurs de l’économie, pourraient favoriser significativement le développement régional.

Revenus du Gouvernement du Québec

Au chapitre des finances publiques québécoises, même en tenant compte de la baisse des revenus provenant de la taxe sur l’essence, une approche modérée dégagerait des recettes totales de 900 M $ sur la période 2015-2020.

Bénéfices pour les ménages

Enfin, du point de vue des ménages, réduire la consommation de pétrole par des choix de véhicules moins énergivores engendrerait des économies de l’ordre de 2 100 $ à 4 300 $ par année par foyer, soit suffisamment pour presque doubler le budget accordé aux loisirs. D’autres options visant la réduction de la consommation de pétrole, comme le fait de choisir un lieu de résidence qui ne nécessite pas l’achat d’un véhicule supplémentaire, ou encore le passage à des modes de transport collectifs ou actifs, permet d’envisager des économies encore plus substantielles. 

Publications

2015. Plan d’action régional 2015-2020, 24 pages.

2015. Portrait énergétique régional (Document révisé en 2015), 86 pages.

2014. Les retombées économiques d’une réduction de la consommation de pétrole au Québec (une étude du RNCREQ), 50 pages.

 

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