LUTTE AUX ÎLOTS DE CHALEUR

Depuis plusieurs années, le CRE de Laval se préoccupe de la présence d’îlots de chaleur sur le territoire de Laval. L’organisme a mené plusieurs actions pour lutter contre cette problématique. Les îlots de chaleur se définissent comme « des zones urbanisées, caractérisées par des températures estivales plus élevées que l’environnement immédiat avec des différences qui varient selon les auteurs de 5 à 10°C » (Cavayas & Baudoin, 2008).

Étude sur les biotopes urbains et périurbains de la CMM

Le projet « biotopes », dont le CRE de Laval est l’initiateur, est annoncé en 2005 et propose alors d’offrir aux municipalités, aux municipalités régionales de comté (MRC) et à la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM) un portrait clair de la situation de l’occupation du sol, du couvert végétal et du comportement thermique sur tout le territoire de la région métropolitaine.

C’est trois ans plus tard, en 2008, que paraît l’Étude des biotopes urbains et périurbains de la CMM. Ce travail de plusieurs années aura permis de constater l’importante minéralisation du territoire réalisée entre 1984 et 2005, et ce au détriment des espaces boisés et des milieux humides du territoire. Or, l’accroissement de cette minéralisation des surfaces conduit notamment à la modification de l’environnement thermique – qui se traduit le plus souvent par une augmentation des températures – et à favoriser ainsi le développement des îlots de chaleur urbains et périurbains. L’augmentation des surfaces imperméables due à l’asphaltage en zone urbaine empêche également l’infiltration de l’eau dans les sols et favorise de ce fait l’accroissement des risques de ruissellement de surface. Ces eaux de ruissellement accumulent de nombreux polluants présents en milieu urbain et sont considérées comme l’une des premières causes de pollution des rivières.

Face à ce constat, l’étude encourage l’adoption de mesures de végétalisation audacieuses en milieu urbain. En effet, les forêts urbaines et la végétalisation des bâtiments ont de nombreux effets positifs. Ils participent aux stratégies d’interception des eaux de pluie et aux stratégies d’infiltration, qui permettent d’obtenir un meilleur contrôle du ruissellement de surface. La végétation en milieu urbain contribue également à réduire les changements thermiques sur le territoire et à limiter ainsi les risques de création des îlots de chaleur urbains et péri-urbains.

Pour consulter l’étude >

Et aujourd’hui?

Face à l’importance du développement urbain, le CRE de Laval encourage l’adoption de stratégies visant un aménagement durable de nos territoires. Cet aménagement doit respecter la capacité de support des écosystèmes et devra notamment prendre en compte la protection de nos milieux naturels, la gestion des eaux de pluie, l’augmentation des bâtiments durables et le développement des transports actifs et en commun.

Vous pensiez modifier ou changer le revêtement de votre toiture résidentielle ? Informez-vous sur le règlement de construction de la Ville de Laval L-9509 (août 2019). L’article 5.18, concernant le revêtement extérieur des toits de certaines résidences, vous guidera sur le choix adéquat ! 

    • Vous pouvez également contacter le service de l’urbanisme de la Ville de Laval au 450 680-5555 afin d’obtenir de plus amples informations. 

Vous êtes propriétaire d’un commerce ou d’une industrie et souhaitez réhabiliter l’environnement qui a trait à votre propriété ? Renseignez-vous quant au programme de réhabilitation de l’environnement (règlement L-12724) qui concerne la déminéralisation et le verdissement. En vertu de ce règlement, une subvention pourra être versée pour des travaux et des terrains qui sont conformes au programme. Vous pouvez faire une demande d’admissibilité !

Aussi, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) propose des mesures de lutte aux îlots de chaleur urbains qui peuvent être d’une grande inspiration !