À l’heure actuelle, une grande partie de nos besoins énergétiques est comblée par des sources d’énergie non renouvelables. De multiples conséquences de la combustion d’énergie fossile apparaissent fort évidentes, dont le rejet de polluants tels les gaz à effet de serre (GES) dans l’atmosphère. Incontestablement, ces GES contribuent aux changements climatiques. Un autre exemple flagrant de cette conséquence est le smog, dont 95 % des polluants entrant dans sa composition proviennent des activités humaines, notamment le transport routier. La pollution atmosphérique est maintenant reconnue comme une cause notable des maladies cardio-respiratoires, et ce, d’une manière encore plus accentuée pour les gens qui vivent au contact direct de voies routières achalandées. Au-delà des nombreux effets observables sur la santé et les changements climatiques se trouve une multitude d’autres facteurs souvent corollaires de ces phénomènes tels que l’érosion des berges, la perte de milieux naturels et la diminution de la biodiversité.

En plus des effets néfastes sur la santé et l’environnement se dressent une liste de conséquences socioéconomiques. Plus de 14 milliards de dollars quittent le Québec chaque année en direction des entreprises pétrolières qui nous fournissent en combustible (RNCREQ, 2014). La situation géopolitique incertaine des pays producteurs, l’incertitude face au déclin des réserves pétrolières et l’éventuel déséquilibre entre l’offre et la demande pourraient occasionner une flambée des prix à la pompe, en plus d’accroître notre dépendance économique. Pour bien des ménages québécois moins bien nantis, l’incidence de la hausse du prix de détail de l’essence ou du mazout représente un stress financier croissant.

D’un autre côté, les impacts positifs anticipés de la réduction de notre consommation énergétique sont nombreux. Parmi ces derniers, il faut noter : l’amélioration de la productivité (qui découlerait de mesures d’efficacité énergétique de réduction des coûts d’exploitation), une sécurité énergétique accrue, la création d’emplois rendue possible grâce au savoir-faire québécois et finalement un outil puissant de lutte aux changements climatiques.

On s’active pour un Québec sans pétrole

Le pétrole est une source d’énergie importante et notre mode de vie en est totalement dépendant. Toutefois, c’est une ressource non renouvelable et polluante, qui contribue très largement aux changements climatiques et qui coûte de plus en plus cher, à mesure que sont exploités davantage de gisements dits « non conventionnels ».

Heureusement, des solutions existent, en particulier au Québec, pour nous permettre de tirer avantage dès maintenant d’une réduction significative de notre consommation de pétrole.

Le Regroupement national des conseils régionaux de l’environnement (RNCREQ) et les Conseils régionaux de l’environnement (CRE) sont engagés depuis 2009 pour un Québec sans pétrole. 

Les Rendez-vous de l’énergie, cette importante démarche de réflexion sur notre dépendance au pétrole, s’est déployée un peu partout au Québec au cours de l’année 2011.

Grâce à l’implication des seize Conseils régionaux de l’environnement, plus de 1 500 acteurs socioéconomiques et décideurs ainsi que 14 000 citoyens ont contribué à faire ressortir les éléments régionaux nécessaires à la transition énergétique du Québec, à travers une panoplie d’activités: consultations, forum, ciné-débats, vox pop, caravane citoyenne, etc.

Le point culminant de cette première phase d‘activités régionales a été la tenue, en novembre 2011, du premier Forum québécois sur l’énergie, qui a rassemblé des acteurs socioéconomiques et des décideurs de partout au Québec lors d’un événement d’envergure sans précédent. Il marquera, nous l’espérons, un tournant décisif pour la société québécoise.

Le RNCREQ et les seize Conseils régionaux de l’environnement (CRE) poursuivent actuellement la mobilisation des acteurs régionaux pour une transition énergétique inspirante par le projet Par notre PROPRE énergie.

 

Projets actuels

Thermographie aérienne

Ce projet chapeauté par le CRE de Laval est réalisé en partenariat avec le Département de géographie de l’Université du Québec à Montréal.  Il a pour objectif principal de dresser le portrait de la performance énergétique du parc immobilier de Laval, en période hivernale, et d’établir une série de recommandations visant l’amélioration énergétique de ses bâtiments. Celui-ci découle d’une campagne de thermographie aérienne 3D couvrant l’ensemble de la zone urbaine de Laval (175 km2).


Par notre PROPRE énergie

Par notre PROPRE énergie prend la forme d’un vaste chantier de prise en charge régionale de la réduction de la dépendance au pétrole. 

Projet réalisé

Rendez-vous de l’énergie

Cette démarche vise avant tout la sensibilisation, la concertation et la mobilisation régionale et nationale autour des enjeux liés au pétrole et aux formes alternatives d’énergie disponibles sur notre territoire.

Publications

2016. Guide des énergies renouvelables pour chalets et autres lieux de villégiature, 2e édition, RNCREQ, 58 pages.

2016. Mémoire sur le projet Énergie Est de TransCanada, 15 pages.

2015. Plan d’action régional 2015-2020, 24 pages.

2015. Portrait énergétique régional (Document révisé en 2015), 86 pages.

2014. Les retombées économiques d’une réduction de la consommation de pétrole au Québec, RNCREQ, 50 pages.